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01 décembre 2011

Les hauts et les bas de l'existence

Plus que les événements en eux-mêmes, ce sont nos émotions qui nous ballotent. Et derrière ces émotions, les idées qui tirent leurs ficelles :

" ça ne devrait pas se passer comme ça..."
"je n'ai pas à supporter ça... à faire ça... "
"j'ai droit à bien plus/bien mieux que ça !"

L'orgueil est une cause de dépression (parmi d'autres). L'orgueil et l'impatience, qui vont main dans la main.

Qui n'a pas senti une exaspération quelque peu royale face à la résistance passive d'un pot de confiture qui refuse de se laisser ouvrir ?...

Je dis "royale", parce que ce sont les rois qui croient qu'ils ne sont pas sensés attendre.

Ce sont les rois qui s'imaginent que tout doit céder en un clin d'oeil à leur volonté, leurs caprices.

La vérité, c'est que tout prend du temps.
Même pour se couper les ongles des pieds, il faut un minimum de patience. Sinon on arrête après le gros orteil du pied droit : c'est trop long, c'est trop lent, on ne voit pas assez vite les résultats !

Mais la vérité sur la condition humaine nous ramène à l'humilité et au bonheur.

Nous sommes petits, faibles, fragiles.
Nous avons des tas de besoin.

Quelle chance que la plupart soient satisfaits sans grands efforts de notre part...

Quelle chance que l'oxygène soit gratuit !

La danse majestueuse de l'univers n'est pas dérangée par nos exaspérations microscopiques.
Nous sommes soumis à la loi commune.
Loi de la gravitation...
Loi de "Comme on fait son lit, on se couche"...
Loi de "Petit à petit, l'oiseau fait son nid"...

Notre seule grandeur, c'est de remplir notre mission. Cette mission, nous ne l'avons pas choisie - la seule chose que nous puissions choisir, c'est de la remplir. Ou pas.
D'assumer. Ou de se défiler.

Nos responsabilités ne nous lâcheront pas, même si nous les lâchons...

Nous serons toujours responsables, même quand nous oublierons que nous le sommes...

Il y a des jours fastes, et des jours moins fastes.
Il y a des hauts, et des bas.

Dans le creux de la vague, se souvenir qu'elle a une crête ; au sommet de la vague, ne pas oublier que tout ce qui monte, descend un jour.

Poussé à droite et à gauche par les bourrasques de nos émotions...
Par le vent de nos illusions...

Nous ne garderons notre équilibre qu'en gardant devant les yeux l'image générale, la vision d'ensemble.







28 septembre 2011

Divers

Si vous pensez au suicide, farfouillez dans ce blog (utilisez la fonction recherche), vous trouverez des textes très importants sur le sujet qui, je l'espère, changeront un peu votre manière de voir.

Si vous n'arrivez pas à laissez des commentaires, créez un profil blogger.

Si vous voulez lire mon livre, patientez : j'espère que la dernière version sera bientôt en librairie. Je vous tiendrai au courant.

Si vous avez une question, posez-la en commentaire, j'y répondrai tôt ou tard dans un post (parfois ça prend du temps, mais je finis toujours par y répondre d'une manière ou d'une autre un jour ou l'autre).

Si vous êtes désespéré... PATIENTEZ.

La vie est un os à moelle : la partie la plus dure est à l'extérieur ; persévérez jusqu'à la moelle. N'avoir connu que la souffrance, ce serait trop bête.

Pensées diverses

Déprime ou dépression ?... L'essentiel : ne faites pas d'elle tout un fromage. Même un petit cabécou.

***

Prenez vos états d'âme au sérieux. Pas au tragique.

***

Si vous vous sentez malheureux jusqu'au bout des ongles, coupez-les.

***

Mettez de l'ordre. Même les anarchistes rangent les serviettes avec les serviettes.

***
Mieux vaut la plus colossale des déprimes que la dépression la plus riquiqui : la première est à vous, la seconde aux psychiatres.


26 septembre 2011

Trop tard ?

Est-il trop tard pour aimer ?
Trop tard pour réaliser vos rêves ?
Trop tard pour vous libérer de vos mauvaises habitudes ?
Trop tard pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre ?

Allez dans le cimetière le plus proche.
Approchez-vous d'une tombe.
Voyez : sur la pierre tombale, calligraphié en lettres invisibles, il est écrit :

"J'ai cru qu'il était trop tard... mais maintenant, il est vraiment trop tard !"

Tant qu'il vous reste un souffle de vie, il n'est pas trop tard.


01 août 2011

La peur d'échouer et la peur de réussir

La peur d'échouer est saine, normale et naturelle - tout le monde l'a.

Ce qui n'est pas normal (quoique très banal) c'est la transformation de cette peur en paralysie : parce qu'on a peur d'échouer, on ne veut même pas essayer... On s'imagine à tort que "qui ne tente rien, ne risque rien".

Alors que le pire est bien sûr de rester au bord de la route à s'ennuyer les bras croisés, pendant que les autres marchent d'un bon pas vers leurs rêves, qu'ils finissent donc par rejoindre, pendant que nous... rien.

La peur de réussir est différente.

On ne la ressent que lorsqu'on a fait plusieurs pas significatifs vers ses objectifs (mais en général, quand on la ressent on est encore très loin de leur réalisation complète).

Cette peur de réussir n'est pas réellement une peur de réussir... c'est plutôt une peur de sortir de ce qu'on appelle "la zone de confort".

Moi je l'appellerait plutôt "la zone identitaire", parce que parfois, elle n'est pas du tout confortable.

Ou alors : "la zone habituelle", parce qu'elle correspond à nos habitudes et que nos habitudes nous y maintiennent.

Mais je préfère "zone identitaire", parce que cette expression met le doigt sur le vrai problème ainsi que sur la solution : le vrai problème, c'est l'identité ; la solution, c'est l'identité aussi - mais pas la même.

Si vous vous êtes toujours défini comme un raté, réussir vous fait peur non parce que vous avez peur du succès en lui-même (tout le monde le trouve désirable), mais parce que ce succès vous propulse hors des limites de votre Moi.

En d'autres termes, vous avez peur de ne plus savoir qui vous êtes... peur de ne plus être qui vous êtes, peur de disparaître... peur de mourir, en quelque sorte.

La solution ?

Redéfinir votre moi AVANT de réussir - ou plutôt, avant que votre identité négative ne sabote vos efforts pour réussir...

Si par exemple vous voyez comme "un perdant", "un génie méconnu", ou "un être promis à la médiocrité d'un destin banal" ou encore "un pauvre", changez cette identité en "gagnant", "génie connu", "être promis à la gloire d'un destin exceptionnel".

Quand vous aurez opéré cette transformation, non seulement vous n'aurez plus peur du succès, mais c'est l'insuccès qui vous mettra mal à l'aise - ce sera lui qui vous donnera des boutons. Vous deviendrez allergique à votre situation présente, ferez tout pour en changer, et hop... connaîtrez enfin le succès.

L'idée est de modifier votre zone de confort, de le déplacer vers le haut, pour que vous ne soyez plus à l'aise là où vous êtes. Au lieu d'être "un perdant qui veut en vain gagner" vous serez "un gagnant qui perd". Et être un gagnant qui perd, c'est insupportable ! Donc vous ne le supporterez pas et vous ferez en sorte de gagner.

Je ne sais pas si c'est clair ?

Vous devez transformer votre identité pour qu'elle soit en décalage avec votre réalité présente. De cette manière, au lieu de vous retenir en arrière par "la peur de réussir", votre identité vous propulsera en avant.

Au lieu d'être arrêté par la peur, vous serez poussé en avant par une sorte de colère, d'indignation.

Supposez qu'on offre à un sans-abri le poste de premier ministre : il le refusera parce qu'il en aura peur, parce qu'il ne s'en sentira pas digne. ça, c'est la peur du succès.

Mais supposez que vous mettiez un premier ministre à la rue sans un sou : il se démènera pour sortir de cette situation indigne, qu'il refusera de toute la force de son indignation, de sa colère. ça, c'est le contraire de la peur du succès - c'est l'état d'esprit que vous cherchez à obtenir.

Quand vous vous sentirez comme ce ministre brutalement rabaissé à un rang indigne, vous ferez TOUT pour connaître le succès... et vous le connaîtrez.

Il y a un livre - que je n'ai pas lu, mais certainement très bien - qui parle de la peur du succès.

Il est de Noah Saint John, mais n'est pas traduit en français. Son titre : Permission to succeed.

A propos de la peur de réussir, j'ai oublié la peur des réactions des autres : "mes proches continueront-ils à m'aimer si j'ai plus de succès qu'eux ?... et mes ami seront-ils toujours mes amis si je les dépasse ?..."

Bonnes questions. 


Le plus sûr est peut-être de se faire dès aujourd'hui des amis qui ont le succès que l'on désire pour soi-même, ça permettra de dédramatiser.

15 juillet 2011

On croit que c'est un détail - alors que les conséquences sont considérables

En réponse à un commentaire.

La plupart des choix qui déterminent notre humeur bonne ou mauvaise et en fin de compte, la qualité de notre vie, ne sont pas, à première vue, des choix d'une grande importance.

Plutôt des détails.

Et comme on ne leur accorde pas l'importance qu'ils méritent, on ne fait généralement pas le lieu entre ces choix-là et leurs conséquences.

Je pense en particulier à deux choix tout à fait fondamentaux :

Le choix de la GRATITUDE et le choix de l'ALTRUISME.

Et les choix inverses : le choix de l'INGRATITUDE et le choix de l'EGOÏSME.

12 juillet 2011

Aider les autres pour s'aider soi-même

C'est un sujet que j'ai peu (voire pas du tout) abordé dans ce blog...

et pourtant c'est un sujet essentiel quand on cherche à vivre heureux.

Même si on peut trouver ça mystérieux et inexplicable, c'est un fait : plus on aide les autres, plus on récolte de bienfaits.

C'est une loi aussi immuable que la loi de la gravitation : qui fait le bien, récolte le bien.

C'est pourquoi la mesure la plus simple comme la plus méconnue à prendre quand on souffre, c'est de réfléchir au bien qu'on peut faire.

Car on peut toujours en faire...

Moi, c'est avec ce blog et avec l'écriture en général ; vous - à vous de voir qui vous pouvez aider et de quelle manière.
Visiter des prisonniers ?
Travailler comme bénévole pour les restau du coeur ?
Remonter le moral de personnes déprimées sur un forum d'Internet ?
Peu importe, tant que l'objectif est clairement altruiste, et que vous utilisez vos compétences dans le processus.

Mais peut-être que vous n'êtes pas motivé... vous avez envie d'être heureux ; pas envie de rendre les autres heureux.

Dites-vous bien que le bien que vous pouvez faire aux autres, personne d'autre ne peut le faire à votre place. Si donc vous ne le faites pas, la place restera vide et béante.
Il ne s'agit pas faire sa B.A. (bonne action) à contre-coeur, comme on se débarrasse d'une corvée...
Mais d'utiliser vos facultés uniques pour apporter une aide unique et irremplaçable et des personnes uniques et irremplaçables.
Le bien que vous ne faites pas - par paresse ou ignorance ou découragement -, personne d'autre ne le fera à votre place.

Et les personnes qui ont besoin de votre aide ont vraiment BESOIN de votre aide.
Comme vous avez besoin d'aide, elles ont besoin d'aide.
Aidez-les et vous serez aidé.
C'est aussi simple que ça ; c'est comme une loi mathématique.
En aidant les autres vous :
1/ Relativiserez vos propres problèmes ;
2/ Verrez votre niveau de stress baisser de plusieurs crans ;
3/ Trouverez des solutions à ce qui vous tracasse.

Pourquoi ?...

Parce que le bien conduit au bien comme le mal conduit au mal.

Semez le bien et vous récolterez des bonnes choses.

Je sais bien que certains lecteurs interpréteront cet article comme du préchi-précha moralisateur...
Ce n'est pas du tout cela.
Je vous parle d'une loi universelle dont vous avez intérêt à tirer parti.

Tournez-vous les autres pour les aider même si vous avez l'impression que vous ne pouvez pas, que vous n'avez rien à leur apporter... car si, vous pouvez les aider d'une manière ou d'une autre ; vous avez juste besoin de le vouloir.

17 mai 2011

"Pouvoir illimité" d'Anthony Robbins

Je vous le conseille...

C'est un livre qui contient des informations extrêmement puissantes, à condition bien sûr de les utiliser.

Ne vous laissez pas arrêter par le titre excessif. Le contenu est, lui, rationnel et convaincant.

Ce n'est peut-être pas la première lecture à faire quand on est très déprimé... mais c'est une lecture à faire dès qu'on se sent prêt à passer à l'action et qu'on cherche des stratégies simples et concrètes pour améliorer sa vie.



13 avril 2011

Pour une fois je vous conseille un film d'animation

Je sors de mes habitudes pour vous conseiller "Megamind".

Si jamais vous vous êtes senti coupable et mauvais - tout en vous doutant à un certain niveau que vous ne l'étiez pas -, si jamais vous avez déjà été tenté par le rôle du méchant ou de la méchante - tout en sachant au fond de vous que ce n'était pas votre rôle -, alors vous adorerez ce film d'animation.

Il est drôle, coloré, et l'histoire est bien fichue - mais ce n'est pas ça l'essentiel. En tout cas ce n'est pas pour ça que je vous le conseille...

L'histoire a, mine de rien, une morale très forte et extrêmement positive :

1/ On peut toujours changer de route ;
2/ On a toujours le choix ;
3/ Même si la vie, les circonstances et les autres nous ont enfermé dans un certain rôle, on est toujours libre d'en sortir pour suivre sa véritable vocation ;
4/ Même "le méchant" peut devenir gentil, s'il le décide ;
5/ Le solitaire, le bouc-émissaire, le mouton noir peut trouver sa vraie place non pas en marge, mais bien au centre ;
6/ Ce n'est pas notre enfance qui décide de notre vie, même si bien sûr elle lui donne sa direction première ;
7/ Quand notre identité nous emprisonne, nous pouvons toujours en sortir pour nous libérer.

Répliques marquantes :

- Et si je ne veux plus être le méchant ?
- Qui es-tu ?!

- J'ai mis beaucoup de temps à trouver ma vocation... il est temps que tu trouves la tienne.

Megamind : un film d'animation qui, malgré ses scènes d'action très spectaculaires et son rythme endiablé, parle aussi à l'âme.

09 avril 2011

Courage, dépression, introspection et choix

Qu'est-ce que l'introspection ?
C'est le fait (ou l'habitude) de regarder en soi-même pour savoir ce qui s'y passe.
L'introspection permet de connaître ses points forts et ses points faibles, ses qualités et ses défauts.

(Certaines personnes croient de bonne foi qu'elles n'ont ni qualité, ni défaut, juste des traits de caractère situés "par delà le bien et le mal"... mais quand un ami leur pose un lapin, elles râlent comme tout le monde et lui reprochent sa désinvolture. Ce qui prouve bien que les défauts, ça existe - au moins chez les autres...)

Mais l'introspection a une autre utilité, qui est peut-être encore plus fondamentale.

L'introspection permet de faire le lien entre :

1/ Nos choix d'une part ;
2/ Nos émotions et nos états d'âme d'autre part.

Et c'est peut-être sa plus précieuse fonction.

Je m'explique.

Quand nous faisons un choix important, un choix significatif, celui-ci entre presque toujours dans l'une ou l'autre de ces deux catégories :

1/ Celle des bons choix ;
2/ Celle des mauvais choix.

(Certaines personnes croient qu'il n'y a pas de mauvais choix... mais comme il leur arrive de regretter leurs décisions comme tout le monde, elles ne sont pas très crédibles.)

Comment savons-nous que nous avons fait, ou que nous sommes en train de faire, un bon choix ?

D'abord, parce que notre conscience la plus intime et la plus secrète nous approuve - attention ! cette conscience n'a rien à voir avec la pseudo-morale qui circule dans la société. Il s'agit vraiment de la conscience personnelle, individuelle et secrète. Donc, notre conscience approuve.

Ensuite, parce que nous sommes partagés entre l'excitation et la crainte. Ce bon choix nous grandit à nos propres yeux ; il élargit notre image de nous-même, il nous étire au-delà de nos frontières. Et il nous fait peur.

Et comment savons-nous que nous avons fait, ou que nous sommes en train de faire, un mauvais choix ?

Parce que nous nous sentons envahi par la faiblesse, la misanthropie, l'hypocondrie, le découragement et la dépression. Parce que nous sommes hanté par la sensation diffuse que nous ne sommes rien, ou pas grand chose. Parce que ce choix, nous le faisons par faiblesse. Parce que ce choix ne correspond pas à ce que nous désirons vraiment. Parce qu'en le faisant, nous sommes en contradiction avec nous-mêmes. Parce qu'il nous rabaisse, nous humilie, et nous écrase. Parce que c'est un choix lâche, faible et idiot. Parce qu'il ne nous correspond pas.

C'est par l'introspection - et seulement par elle - qu'on peut prendre conscience que nos émotions négatives et même, éventuellement, nos problèmes de santé sont dus à un mauvais choix que nous avons fait, que nous faisons, ou que nous projettons de faire.

Et quand cette prise de conscience vient illuminer notre esprit, tout devient simple : il ne s'agit plus que de prendre son courage à demain et de changer de route. Il ne s'agit plus que de changer de cap et de faire le BON choix - celui qui nous rendra fort(e).

31 mars 2011

30 mars 2011

Le code du succès (Noah saint John)

Vous pouvez télécharger ici :

http://www.box.net/shared/8pqi7famfj

Les chapitres les plus cruciaux du livre de Noah Saint John (attention : c'est en anglais)....

Un livre qui complète et éclaire Psycho-cybernetics et la maitrise de soi-même... Ces 3 livres-là se complètent et se font écho. 

21 mars 2011

La Maîtrise de Soi-Même (par Emile Coué)

Voici un livre court, simple et puissant qu'il faut absolument lire (et qui complète à merveille Psycho-cybernetics, ou plutôt, c'est un livre qui représente l'étape antérieure à Psycho-cybernetics).

Téléchargez-le ici :

http://www.box.net/shared/hjqe5hae17

toutes mes excuses pour le mot de passe... Je vais le chercher sur le club-positif et je le mets.

Voilà le mot de passe :

je-positive

Psycho-cybernetics

S'il y a un livre - un seul - qui mérite d'être surnommé "le mode d'emploi de votre cerveau", c'est bien celui-ci...

J'en ai parlé mille fois, et je croyais l'avoir mis en téléchargement gratuit... il s'avère que le lien n'est pas bon.

En voici un qui devrait marcher :

http://www.box.net/shared/n7patle4zb

01 mars 2011

TOC d'homosexualité : la faute à Freud ?

(Je suis en train d'écrire un chapitre sur ce sujet... voici quelques considérations en vrac qui pourront vous intéresser.)

Même si vous ne connaissez pas le terme (TOC d'homosexualité), vous connaissez probablement la chose, car tout le monde a été effleuré par son aile membraneuse un jour ou l'autre...
Tout le monde, ou presque tout le monde, a été un jour effleuré par l'idée désagréable qu'il pourrait bien avoir des tendances homosexuelles refoulées.
Le TOC d'homosexualité n'est rien de plus que ce doute multiplié par 100 000.

Le rapport avec Freud est à la fois évident, et subtil. Je ne sais pas si je vais être capable de bien vous l'expliquer mais je vais essayer...

Pour commencer, il faut savoir que le TOC d'homosexualité n'existait pas il y a un siècle. Ou s'il existait, il était rarissime. De la même manière que le diabète est apparu avec la consommation massive de sucre, le TOC d'homosexualité s'est répandu en même temps que les idées de Freud. Il y a un lien étroit - un lien indissoluble - entre les deux.

Que dit Freud ? Que croyons-nous tous de nos jours, parce que Freud l'a dit ?

1/ Que nous sommes tous nés bisexuels. Que nous avons tous des tendances homosexuelles latentes et/ou refoulées plus ou moins prononcées. Bref, que notre identité d'homme ou de femme, et d'hétérosexuel, est quelque chose de fragile et d'artificiel, de construit. Freud affirme que chaque être humain est bisexuel à la base.

En fait, Freud va même plus loin que ça puisque pour lui nous serions tous naturellement plus ou moins androgynes (comme les escargots).

2/ Freud prétend aussi - idée étroitement liée à la précédente - que beaucoup de problèmes psychologiques sont causés par une homosexualité refoulée. Il est important de noter que d'après Freud ce qui est à l'origine des problèmes psychologiques, ce n'est pas l'homosexualité en elle-même, mais bien le fait qu'elle soit refoulée. La solution logique serait donc de vivre cette homosexualité.

3/ Freud prétend aussi que que notre "Inconscient" contient des "désirs inconscients", dont nous ne voulons pas prendre conscience parce qu'ils sont contraires à nos valeurs, et que tout rêve est l'expression d'un désir refoulé... même si le rêve en question est un cauchemar

Nous avons là tous les ingrédients nécessaires pour faire un TOC d'homosexualité :

1/ L'idée que notre identité sexuelle d'homme ou de femme hétérosexuelle est superficielle, fragile, artificielle et construite ;
2/ L'idée que nous avons des désirs dont nous ne voulons pas prendre conscience parce qu'ils nous dérangent ;
3/ L'idée que nos problèmes sont dus à une homosexualité refoulée ;
4/ L'idée que nos cauchemars sont en réalité la représentation de désirs profonds.

Mélangez, secouez et servez froid avec des glaçons. Le TOC est prêt !

Bon... alors maintenant passons à l'étape 2.

Qu'est-ce qui permet de penser (et même d'être sûr) que ces théories freudiennes, que nous prenons pour des faits, sont en réalité de gros bobards délirants ?

Un certain nombre de faits.

1/ La détermination du sexe de l'embryon se fait dès la fécondation, lorsque le spermatozoïde entre dans l'ovule. Il n'y a donc pas d'androgynie originelle. Dès le départ, l'embryon est soit féminin, soit masculin. Et dès la naissance, les bébés filles ont des comportements et des sensibilités différentes des bébés garçons (les bébés garçons regardent les objets avec intérêts, alors que les bébés filles sont plus branchés relationnel, et ce, dès la naissance.) La science l'a prouvé, et même si les féministes désapprouvent ces découverte pour des raisons politiques, les études existent et sont très concluantes. Il y a de nombreux livres sur le sujet.

2/ Si, comme le prétend Freud, tant de problèmes psychologiques étaient dus à une homosexualité refoulée, inconsciente, les homosexuels qui vivent leur homosexualité devraient logiquement avoir moins de problèmes psychologiques que le reste de la population, or c'est l'inverse qui est vrai. Il y a une proportion anormalement élevée de dépressions et de suicides chez les gens qui adoptent le mode de vie homosexuel.

3/ Si, comme le prétend Freud, tout cauchemar était l'expression d'un désir, nous devrions être ravi lorsque nos cauchemars se réalisent. Aux dernières nouvelles, ce n'est pas le cas.

4/ Tout désir est conscient ou le devient très rapidement, car par définition nous savons ce que nous aimons et ce que nous n'aimons pas. Il n'y a que les zombis complètement manipulés qui ne savent pas ce qu'ils aiment et ce qu'ils détestent.
L'existence d'un désir refoulé pour quelque chose ou quelqu'un est un a priori gratuit - il faudrait avoir des preuves. Freud suppose l'existence de désirs inconscients, mais ne la prouve jamais.
D'ailleurs si on suppose des tendances homosexuelles latentes chez tous les hétérosexuels, pourquoi ne supposerait-on pas aussi des tendances hétérosexuelles latentes chez tous les homosexuels ? Et ne pourrait-on pas argumenter que c'est cette hétérosexualité refoulée qui est à l'origine de leurs problèmes psychologiques ? Peut-être qu'ils seraient mieux dans leur peau s'ils vivaient leur hétérosexualité au grand jour...

Il y aurait encore bien d'autres arguments mais ce serait trop long...

Venons-en à la troisième étape.

Pourquoi Freud a-t-il inventé une théorie qui pousse les gens à se croire bisexuels même quand ils ne le sont pas ?
Réponse : parce que Freud était lui-même bisexuel... Ceci a été prouvé par un spécialiste de Freud dans le livre "Passion for murder". Freud avait une passion homosexuelle NON platonique pour son grand ami Fliess. Certains passages de ces lettres sont plus que suggestifs. Ce qui ne l'empêchait pas d'être marié et de tromper sa femme avec la soeur de celle-ci, et de faire bien d'autres choses encore, dont certaines sont franchement répugnantes. (Imaginez le pire et vous y êtes.)

D'après un proverbe, "le renard voudrait que tout le monde mange des poules".

Freud, bisexuel, voulait convaincre le monde entier que la bisexualité était la norme.

A noter que le docteur Kinsey est un peu dans le même cas que Freud : bisexuel, il a voulu convaincre toute l'Amérique que la bisexualité était plus naturelle que l'hétérosexualité.

Pour en savoir plus sur Freud, faites un tour sur mon autre blog :

http://freud-etait-un-tueur-en-serie.blogspot.com/ 

14 février 2011

LE MANQUE DE VRAI SEL : une des causes les plus répandues comme les plus faciles à corriger de la dépression

Vous n'en aviez jamais entendu parlé, n'est-ce pas ?...
On ne peut pas imaginer plus simple et plus bête : être déprimé parce qu'on ne mange pas assez de sel !

Oui mais me direz-vous, "il ne faut pas manger trop sucré ni trop salé"...
Tout dépend de quel sel on parle.

Les (nombreuses) recherches qui ont été mené sur les méfaits du sel portaient toutes sur le sel blanc, raffiné, qui n'est qu'une version extrêmement appauvrie et dénaturée du vrai sel brut, qui est lui riche en de nombreux minéraux et n'a aucun des effets négatifs du sel blanc.

Et les (nombreuses) recherches qui ont prouvé que le sel est, combiné à une quantité d'eau suffisante, non seulement très nécessaire à la survie, mais nécessaire à la bonne santé et à l'équilibre émotionnel, ont toutes portées sur le sel brut, ou sur l'eau de mer.

Le sel est un antidépresseur naturel qui n'a aucun effet secondaire.
Si vous prenez du lithium, vous feriez bien mieux de le remplacer par du sel brut. Autrement dit : salez vos aliments sans remords ni scrupule.

Un régime pauvre en sel a des conséquences désastreuses sur la santé physique (4 fois plus de crise cardiaque)... et morale.

Un régime riche en sel brut (et en eau) présente d'innombrables avantages :

il protège contre les parasites, le cancer, la toux, l'asthme ;
il favorise un bon sommeil réparateur ;
il régule le taux de sérotonine et de dopamine ;
il favorise la perte de poids (on mange moins quand on mange plus salé) ;
il est détoxifiant et lutte contre les effets du vieillissements ;
il désacidifie le corps ;
il prévient l'arthrose, l'ostéoporose, le double-menton (et oui !),
il soigne le diabète (bien sûr, il faut aussi supprimer le sucre),
ETC.

Conclusion : pour votre santé physique ET morale, salez généreusement vos aliments avec du sel BRUT et buvez davantage d'eau (ça vous viendra naturellement dans la mesure où le sel donne soif).

Vous vous porterez mieux et vous vous sentirez mieux.

Pour en savoir plus sur les bienfaits du sel brut, et de l'eau bue en quantité, vous pouvez lire :

Quinton : Le sérum de la vie de Jean-Claude Rodet et Maxence Layet
(Le "Quinton" est tout bêtement de l'eau de mer... et le vrai sel n'est rien d'autre que de l'eau de mer séchée. Pour faire votre propre "quinton" à un prix dérisoire, buvez plus d'eau et consommez plus de sel brut.)

Soufre et sel : Bienfaits de la nature, de Philippe Perrot-Minnot

 Water and Salt: Your Healers from within de F. Batmanghelidj

Water and Salt: The Essence of Life - The Healing Power of Nature de Barbara Hendel and Peter Ferreira

 Obesity, Cancer and Depression: How Water Can Cure These Deadly Diseases by F. Batmanghelidj

 Salt Deficiency: the cause of all serious diseases, de Martin J. Lara 

11 février 2011

Sucre... ou santé mentale ?

Dépression, schizophrénie, paranoïa, et autres problèmes psychologiques ont une cause méconnue quoique scientifiquement démontrée : le sucre.

Mais que faut-il entendre par sucre ?

Pas les pâtes complets, le riz complet, ni les raisins secs, le miel, les fraises ou les dattes - non.

Le saccarose (sucre blanc fabriqué à partir de canne à sucre ou de betterave), et tous les additifs en "ose" qu'on trouve dans les listes d'ingréduits des produits industriels.

La dépendance au sucre est tellement répandue qu'il est difficile de faire le lien... quand presque tout le monde est drogué, on trouve "normal" de l'être.

Arrêter le sucre est plus facile qu'on pourrait le croire.
Bien sûr, ça demande un peu d'éducation et de vigilance - et aussi de faire le plus souvent sa cuisine soi-même.

Une vie "sans sucre" semble triste tant qu'on est prisonnier de son marécage sirupeux, mais c'est l'inverse qui est vrai : c'est la vie avec sucre qui est triste.

Supprimer le sucre, c'est retrouver le goût de la nourriture et le plaisir de manger.
Supprimer le sucre, c'est retrouver (toutes) ses facultés mentales.
Supprimer le sucre, c'est faire des économies sur les "dépenses santé".
Supprimer le sucre, c'est trouver ou retrouver une merveilleuse vitalité.
Supprimer le sucre, c'est se découvrir libre et vaincre un esclavage humiliant.

Pour une vie complète, il faut une alimentation complète.

Le sucre est une drogue.
Le sucre est un poison.

L'une des causes les moins connues, comme les plus omniprésentes, des "maladies mentales" - dépression comprise.

31 janvier 2011

"Je n'ai plus aucune volonté"

Variantes : "je n'ai aucune volonté", "je n'ai pas de volonté".

Cette idée est fausse, mais on la ressent comme vraie. Elle fait très mal. La volonté est ce qui fait de nous des êtres humains à part entière ; c'est elle qui nous fait libre. C'est elle aussi qui nous donne du pouvoir sur les événements et sur notre vie. Se sentir dénué de volonté, c'est se sentir faible, impuissant et vulnérable. C'est ausi avoir l'impression d'être entraîné comme une feuille morte par le courant.

Si vous vous sentez comme ça... Je compatis. Je me suis moi aussi sentie comme ça - et pendant des années. Bien plus de dix.

Mais il faut que vous compreniez ce qu'à l'époque je n'avais pas compris : que SI, vous avez de la volonté. Simplement, vous avez perdu son mode d'emploi (ou vous ne l'avez jamais eu) et du coup, vous l'utilisez à l'envers. Vous tenez le couteau par la lame. Mais comme n'importe qui, vous êtes armé. Vous avez une volonté. 

Ce qui vous donne l'illusion que vous n'avez pas de volonté c'est un mélange. Un mélange de croyances erronées et de mauvaises habitudes. Des croyances erronées sur :
1/ Vous-même ;
2/ La vie.

Et des mauvaises habitudes auxquelles vous n'avez probablement pas accordé d'importance. Des "petites" mauvaises habitudes. Ou pas si petites. Et ce sont ces habitudes que vous avez laissé se développer (parce que vous ne vous rendiez pas compte de leur toxicité) qui vous donnent aujourd'hui l'impression fausse que vous n'avez pas de volonté.

Mais commençons par les croyances...

Nous ne sommes capable de faire que ce nous croyons capable de faire. Autrement dit, l'image-de-soi délimite et limite nos possibilités. Si vous vous croyez capable, vous l'êtes ; si vous vous croyez incapable, tout se passe comme si vous l'étiez.

Or que se passe-t-il quand nous voulons faire quelque chose qui outrepasse les limites de notre image-de-soi ?

Nous nous heurtons à un mur.
Nous échouons.
Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas capable, ce n'est parce que nous n'avons pas de volonté, c'est parce que notre image de nous-même est trop réduite, trop étriquée. Elle n'est pas assez vaste pour nous laisser faire.

Quand on a tenté mainte fois et qu'on s'est heurté mainte fois à un obstacle invisible car intérieur, on finit par douter de ses capacités. On finit par se croire incapable. On finit par croire qu'on n'a pas de volonté.

29 janvier 2011

Renforcer son identité

Pour changer sa vie pour le mieux, il y a trois choses à faire :

1/ Renforcer son identité ;
2/ Redessiner son image-de-soi de la manière que l'on désire ;
3/ Réécrire sa définition-de-soi dans le sens que l'on veut.

Parlons un peu du premier point : renforcer son identité.

Qu'est-ce qu'une identité forte ?

C'est l'identité de quelqu'un qui tient sa parole, qui ne procrastine pas, qui passe à l'action, qui finit ce qu'il commence, et qui agit avec courage, malgré sa peur, et qui persiste face aux obstacles.

C'est aussi l'identité de quelqu'un qui a conscience de sa dignité, de sa valeur, qui se considère comme un individu distinct, qui ne s'identifie pas à "tout le monde".

Qu'est-ce qu'une identité faible ?

C'est l'identité de quelqu'un qui ne tient pas parole, qui procrastine, qui ne passe pas à l'action, et qui se laisse arrêter par la peur et les obstacles.

C'est aussi l'identité de quelqu'un qui n'a pas conscience de sa dignité et de sa valeur et qui s'identifie à "tout le monde".

Si vous vous sentez dans la seconde catégorie, vous vous demandez probablement s'il est possible de passer dans la première. Oui, c'est possible.

La première étape consiste à décider que vous admirez les fortes personnalités. Vous les admirez, et vous désirez être comme elles : vous voulez une forte personnalité (autrement dit, une identité forte).

Je dis bien "admirer". Si à la place d'admirer les fortes personnalités, vous les jalousez, vous n'aurez jamais une forte personnalité. Donc : première étape, admirer les fortes personnalités et désirer développer en soi les mêmes qualités... Vous vous donnez un objectif.

Deuxième étape : fréquenter les fortes personnalités (et/ou lire des livres écrits par des fortes personnalités) et s'imprégner de leur manière de penser et d'agir. Vous étudiez votre objectif.

Troisième étape : agir courageusement, ce qui est la seule manière de vous convaincre que vous avez effectivement une forte personnalité. Vous rejoignez votre objectif.

Autant pour redessiner son image-de-soi vous n'avez besoin quasiment que de votre imagination ;
et pour réécrire votre définition-de-soi vous n'avez quasiment besoin que de votre intelligence ;
autant pour renforcer votre identité vous n'avez quasiment besoin que de votre volonté.

Oui mais (dites-vous) si je n'ai pas de volonté ?...

Je ne sais pas pourquoi vous croyez ça. Votre volonté n'est rien de plus que votre capacité à faire des choix : vous avez forcément une volonté, puisque vous faites des choix.

 Oui mais (persistez-vous) si je n'ai vraiment aucune volonté ?...

Ce n'est pas que vous n'avez pas de volonté, c'est que votre définition de vous-même ou votre image de vous-même (ou les deux) est fausse. Avant de vour vous servir de votre volonté, vous avez donc besoin de changer un peu votre définition de vous-même, en vous demandant :

"Pourquoi ai-je de la volonté ?"
et :
"Qu'est-ce qui prouve que j'ai de la volonté ?"

et vous avez aussi besoin de vous re-souvenir de toutes les fois où vous avez fait preuve de volonté (ça vous est bien arrivé une fois ou l'autre, en cherchant bien).


Coué, Maltz et Saint John (Harnacher la puissance des questions - 2)

Où en étais-je...

Ah oui : l'image-de-soi est composée d'images, sons, etc., et de pensées, phrases, raisonnements.

De ce qui préoccupe le cerveau droit et de ce qui préoccupe le cerveau gauche.

Le terme même d'image-de-soi place l'accent sur le cerveau droit (images, sensations), mais en réalité, on pourrait aussi bien parler de définition-de-soi et mettre ainsi l'accent sur le cerveau gauche (raisonnements, affirmations, définitions, logique).

Ou pour mieux dire, il faut considérer que le concept qui nous intéresse est celui d'IDENTITE.
Un concept plus large que celui de l'image-de-soi.

Cette identité a deux facettes : l'image de soi (qui concerne le cerveau droit) et la définition de soi (qui concerne le cerveau gauche).


Pour quelqu'un qui est plus visuel (plus cerveau droit) autrement dit quelqu'un qui visualise facilement, qui a une bonne imagination, le plus important c'est de modifier son image-de-soi, car c'est elle qui dirige sa vie.

Et pour quelqu'un qui est plus abstrait (plus cerveau gauche) autrement dit quelqu'un qui est plus tourné vers le langage verbal, la logique, et l'exercice de l'intelligence, le plus important c'est de modifier sa définition-de-soi, car c'est elle qui détermine son existence.


Alors maintenant que nous savons de quoi est composée l'identité, comment la changer ?... 

C'est ça, la grande question !

Il y a trois choses à faire :

1/ Renforcer son identité en agissant courageusement ;
2/ Redessiner son image-de-soi en se visualisant gagnant ;
3/ Réécrire sa définition-de-soi en se posant des questions constructives sur soi.

Noah Saint John a effet prouvé (par la théorie et la pratique) que des questions bien choisies ont le pouvoir de changer radicalement la définition-de-soi.

Ces trois choses à faire correspondent à trois facultés essentielles de l'être humain :

1/ La volonté ;
2/ L'imagination ;
3/ L'intelligence.

Vous avez peut-être l'impression que le premier point (renforcer son identité en agissant courageusement) est plus problématique que les trois autres...

C'est, en tout cas, un point qui a été laissé plus ou moins de côté tant par Coué, que Maltz et Saint John.

C'est pourtant un point tout à fait crucial.

Et c'est ce point-là qui explique que certaines personnes qui visualisent et se posent des questions constructives n'arrivent pourtant pas à obtenir ce qu'elles désirent !

Elles ne passent pas à l'action - ou si elles passent à l'action, elles le font d'une manière inefficace car peu courageuse.

Le premier point (renforcer son identité en agissant courageusement) est crucial parce que c'est sur ce point que ce fait le lien - et la distinction - entre l'identité intérieure et le monde extérieur.

Coué, Maltz et Saint John (ou Comment harnacher, monter, dompter et dresser la puissance SAUVAGE des questions pour qu'elles vous amènent là où vous voulez aller !)

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous savez que j'ai découvert que  les questions constructives sont plus efficaces que les affirmations (autrement dit, la méthode Coué).

Au vingtième siècle, il y a eu trois grandes découvertes en psychologie  :

La découverte du génial docteur français Emile Coué (1857-1926) ;
La découverte du génial docteur américain Maxwell Maltz (1899 – 1975) ;
La découverte du génial américain Noah Saint Johns (j'ignore sa date de naissance, mais il doit avoir à peu près 45 ans)

Ces trois découvertes se complètent les unes les autres. Elles sont trois étapes dans la révélation de plus en plus complète de la manière dont le cerveau et l'esprit fonctionnent et dont nous pouvons les utiliser pour obtenir ce que nous désirons de la vie. Chacun de ces génies a tiré des applications pratiques de sa découverte.

Emile Coué a créé "la méthode Coué" ;
Maxwell Maltz a créé "la psycho-cybernétique" ;
Noah Saint Johns a créé la méthode des "afformations".

Mais ce ne sont vraiment que les trois facettes d'une même découverte.

Vous n'êtes pas convaincu que tout ça vous concerne ?... Vous avez tort ! ça vous concerne directement.
Car si vous comprenez bien ce que ces trois génies ont découvert, vous changerez VITE FAIT votre vie pour le mieux. Et vous avez de la chance d'être tombé sur mon blog, car je vous propose ici (dans cet article) une synthèse hyper-synthétique de leurs travaux (avec quelques ajouts et compléments personnels de mon cru), le tout avec application pratique à la clef.

Qu'a découvert Emile Coué ?
Que lorsqu'il y a conflit entre l'imagination et la volonté, c'est toujours l'imagination qui gagne. Si on VEUT réussir mais qu'on se VOIT rater, on va rater immanquablement.

Ayant compris cela, Coué a mis au point une méthode utilisant la puissance des affirmations : elle consiste tout simplement à répéter jusqu'à ce qu'on y croit une phrase qui décrit ce qu'on désire comme étant déjà réalisé (par exemple, "je suis guéri", "j'ai mon bac", "je suis heureux", etc.). Ainsi, le conflit entre imagination et volonté se résorbe, puisque l'imagination envoie maintenant le même message que la volonté : on VEUT réussir et on se VOIT réussir.

La limite de cette découverte, c'est que certaines personnes (beaucoup) sont comme imperméables aux affirmations. Elles ont beau répéter : "je suis heureux, je suis heureux", elles n'arrivent pas à y croire. Même en insistant très longtemps. Leur esprit critique refuse cette affirmation, lui objectant : "arrête de te mentir ! Arrête de te raconter des bobards !" Elles n'arrivent pas à dépasser la barrière de leur propre incrédulité.

Et Maxwell Maltz, qu'a-t-il découvert  ?
Que nous possédons un mécanisme cybernétique (ou servo-mécanisme) qui nous permet d'atteindre des objectifs. Ce mécanisme cybernétique - globalement situé dans le cerveau et le système nerveux - agit dans le cadre de l'image-de-soi, qu'il ne saurait dépasser.

Autrement dit, on ne peut atteindre que les objectifs que l'on se croit capable d'atteindre.

ça va même plus loin que ça : on va atteindre immanquablement les objectifs que l'on se croit capable d'atteindre et que l'on est décidé à atteindre.

L'imagination dont parle Coué rejoint l'image-de-soi dont parle Maxwell Maltz : on peut vouloir telle ou telle chose, mais si notre image-de-soi n'est pas compatible avec elle, autrement dit si on ne se voit pas la faire, on ne pourra pas l'obtenir ou la faire.

Et la conclusion de Maxwell Maltz rejoint aussi celle de Coué : pour obtenir ce que vous voulez de la vie, vous devez changer votre image-de-soi, autrement dit votre imagination, autrement dit vos attentes, autrement dit vos croyances sur vous-mêmes et sur ce que vous pouvez obtenir.

La grande question est : COMMENT ?

Comment changer son image-de-soi ?

Pour répondre à cette question, il faut déjà savoir de quoi l'image-de-soi est composée. Quelle est sa matière première ? De quoi est-elle faite ?

Cette image fait intervenir les deux parties du cerveau (le droit et le gauche) et est composée :

1/ D'images, de sons, de couleurs, d'odeurs, de sensations... tirés de notre mémoire et éventuellement combinés par notre imagination (cerveau droit) ;
2/ De croyances, de phrases, de définitions, de raisonnements logiques ou pseudo-logiques auxquels nous croyons (cerveau gauche).

Si je ne parle pas des émotions, c'est que celles-ci ne sont qu'un résultat de ce qui précède (images, sons, couleurs, croyances, phrases...)

A suivre.






 

28 janvier 2011

Jalousie rétrospective [ou comment se rendre très malheureux quand on n'a aucune bonne raison de l'être]

Ce post promet d'être assez long ; lisez-le même si vous n'êtes pas directement concerné par le sujet, je pense que vous en tirerez quelque chose.

Parmi les innombrables causes de désespoir avancées par ceux qui pensent au suicide, certaines sont plausibles et d'autres moins.

Certaines sont même si absurdes qu'on peut avoir un doute : la cause avancée est-elle la vraie cause, ou juste un prétexte ?

Peut-être que l'envie de mourir était là depuis le départ, et que la personne l'a rationalisé en lui trouvant une "cause". Mais en disant cela je ne fais que déplacer le problème - nous verrons tout à l'heure comment l'expliquer.

Prenons l'exemple de la jalousie rétrospective.

La jalousie rétrospective consiste à se pourrir la vie en s'obsédant sur le passé de l'être aimé. Marcel Proust (qui était très doué pour se gâcher la vie) a bien évoqué les affres de ce type de jalousie, qui le dévorait lui-même : l'obsession de savoir ce que l'Autre a fait avant, cette espèce de curiosité masochiste et morbide qui cherche avidement tous les détails pour en tirer un maximum de souffrances.

Bien sûr, le jaloux rétrospectif n'est pas le seul à souffrir : son conjoint souffre aussi d'être mis sur le grill de questions insidieuses et d'être cuisiné au feu d'une jalousie qu'il n'a aucun moyen d'éteindre. Et si le jaloux rétrospectif s'obstine assez longtemps, il finira par faire fuir celle qu'il aime.

Voici un petit aperçu sur l'enfer que vit un jaloux rétrospectif :

J'ai decouvert il y a quelque mois le passé de celle qui est ma femme adorée...  Penser que des sales types (trois hommes mariés promettant plus ou moins le divorce ou faisant croire qu'ils étaient divorcés) se sont tapés ma femme quand elle avait 18-22ans et sont heureux de leur sort actuellement, ça me rend malade. C'est le passé et on ne peut rien changer, c'est pour ca que c'est horrible, parce que même si j'avais une baguette magique je ne pourrais RIEN changer. Je me sens nul parce que des tas de gens se sont tapés ma femme et moi je ne me suis pas tapé la leur. Je suis donc plus nul que tout ces types qui se sont tapés ma femme. Je ne suis donc RIEN, je ne vaux rien. Et ce n'est pas une idée, c'est un fait, ils ont eu le droit de coucher avec ma femme et moi je ne peux rien contre ça, ils ne sont ni punissable du mal qu'ils m'ont fait, mais en plus ça doit être pour eux un titre de gloire. (Sur le blog d'un d'entre eux il précise qu'il aime la vie, ça se comprend, se taper ma femme qui etait ravissante a 18 ans alors qu'il en avait 34 etait marié et avait des gosses, youpi!) En plus je vis dans la hantise qu'elle m'ait caché quelque chose de pire encore. Je ne me suicide pas encore mais je ne pense qu'à ça. 

Pour celui qui (dé)raisonne ainsi, ça ne paraît pas du délire, ni même un point de vue, mais bien "un fait", comme il le dit lui-même.

Face à un raisonnement de ce genre, il y a deux approches démystifiantes possibles, et je vous recommande d'adopter les deux vis-à-vis de vos propres raisonnements tordus (nous ruminons tous des raisonnements tordus qui nous font du mal de temps en temps) :

1/ La première approche consister à mettre le raisonnement à plat et à l'examiner sous un angle vraiment rationnel. Ce qui permet de prendre conscience qu'on a du pouvoir sur sa souffrance : on l'a créée, on peut aussi la faire disparaître.

2/ La deuxième approche consiste à chercher la fonction cachée du raisonnement, son but sous-jacent - car il se peut qu'il en ait un...

Commençons.

1/ La jalousie rétrospective repose sur une confusion entre le passé et le présent. Non, les hommes qui ont couché avec Albertine (je prends un prénom au hasard) n'ont pas couché avec la femme du jaloux. A l'époque, Albertine n'était pas mariée à lui. Elle ne le connaissait même pas. Albertine elle-même était une autre Albertine ; elle avait une personnalité, des centres d'intérêt, une façon de penser... différentes de celles qu'elle a aujourd'hui.

Ces types ne se sont PAS tapés la femme du jaloux.
Ils se sont tapés une autre femme, une femme qui n'était à l'époque engagée à personne et qui ne devait de compte à personne.

Dire "ils se sont tapés ma femme" alors qu'à l'époque, elle n'était pas mariée, c'est comme dire "il a couché avec une morte" à propos d'un homme dont la femme est morte. Quand il couchait avec elle, elle n'était pas morte : il n'a donc pas couché avec un cadavre. Ou c'est comme accuser un homme de pédophilie sous le prétexte qu'il a couché avec une femme qui, vingt ans plus tôt, avait cinq ans.

Autre grosse erreur de logique : si un de ces types qui, jadis, a couché avec Albertine, dit aujourd'hui sur son blog qu'il aime la vie, ça n'a strictement rien à voir avec ce qu'il a vécu avec Albertine il y a dix ans.

En effet ce n'est pas notre passé qui nous rend heureux, c'est notre présent.

Personne n'est heureux et n'aime la vie parce que, dix ans auparavant, il a vécu une agréable aventure avec une jeune fille charmante ou un jeune homme très séduisant !...

C'est ce que nous vivons aujourd'hui, et surtout notre manière de penser aujourd'hui, qui nous rend heureux... ou  malheureux.

Et c'est ce que le jaloux rétrospectif n'a pas encore compris.

Il n'a pas compris que le bonheur de cet autre type n'a rien à voir avec le passé. Et il ne comprend pas non plus que son propre désespoir et ses propres idées suicidaires n'ont rien à voir avec le passé non plus.

Il croit que c'est le passé qui le rend malheureux...

Et comme (effectivement) le passé ne peut pas être changé, il ne voit aucun espoir de délivrance, de soulagement.

Mais en réalité, ce n'est pas le passé qui fait souffrir le jaloux rétrospectif.

C'est la manière dont AUJOURD'HUI il pense à ce passé, la manière dont AUJOURD'HUI il l'interprète, la manière dont AUJOURD'HUI il s'obsède sur ce passé, la manière dont AUJOURD'HUI il se raconte qu'il ne vaut rien, qu'il n'est rien, etc.

La cause de sa souffrance, ce n'est pas les quatre types qui ont couché avec Albertine il y a dix ans.

Si c'était la vraie cause, tout le monde souffrirait à cause du passé de son conjoint !...
De toute évidence, ce n'est pas le cas.

La plupart des gens se foutent royalement de ce que leur conjoint a fait avant de les rencontrer, tant qu'il leur est fidèle aujourd'hui. C'est d'ailleurs la seule attitude rationnelle.

La cause de la souffrance du jaloux, c'est la manière erronée dont il interprète le fait qu'Albertine ait couché avec quatre types il y a dix ans.

C'est son interprétation actuelle qui est la source de sa souffrance.

Sa manière de mélanger passé et présent, et de tirer des conclusions illogiques ("je suis nul") de prémisses erronées.

Mais il y aurait mille interprétations plus justes - des interprétations indolores ou même plaisantes - de ce même passé...

En voici deux :

1/ Le jaloux pourrait se dire : "C'est une chance qu'elle ait souffert avant avec des menteurs, comme ça elle apprécie vraiment mon propre engagement, le sérieux dont je fais preuve dans ma relation avec elle. Peut-être que si elle n'avait pas souffert avec ces imbéciles, il serait encore attirée par les beaux-parleurs. Son passé lui permet de mieux m'apprécier." Alors le jaloux ne serait plus jaloux.

2/ Le jaloux pourrait aussi se dire : "La pauvre, elle a souffert avec ces sales types. Heureusement pour elle, elle est finalement tombée sur moi. Je (me) promets que je ferai tout ce qu'il faut pour la rendre heureuse - je ne lui ferai pas vivre un enfer comme tous ces imbéciles." Alors le jaloux ne serait plus jaloux.

3/ Le jaloux pourrait aussi se dire : "Ma femme est une perle. Heureusement que ses ex ne se sont pas rendus compte et qu'ils l'ont quitté !... S'ils avaient été moins cons, je n'aurais jamais eu la chance de la rencontrer."

Quand on croit que c'est le passé qui nous fait souffrir, on se trompe toujours.

C'est la manière dont y pense...
C'est la manière dont on le rumine...
C'est la manière dont on l'interprète...
qui nous fait souffrir.

Le passé lui-même est mort et enterré. Il n'a aucun pouvoir.

C'est nous qui avons du pouvoir.

Nous avons le pouvoir de nous rendre très malheureux (et de rendre les autres très malheureux) en cultivant des pensées illogiques et destructrices.

Nous avons aussi le pouvoir de nous rendre heureux (et de rendre les autres très heureux) en cultivant des pensées logiques et constructives.

2/ Voyons maintenant quelle pourrait être la fonction, le but caché de ce raisonnement jaloux et délirant.

Le but peut être de se rendre très malheureux... parce qu'on est convaincu qu'on ne mérite pas d'être heureux.

Ou le but caché peut être de pousser l'autre au divorce... parce qu'on est convaincu qu'on ne mérite pas d'être en couple, qu'on n'est pas fait pour la vie de couple.

Notre image-de-soi dicte secrètement nos comportements. Quand on se "voit" comme un être nul et malheureux, on cherche des raisons de l'être, et quand on n'en trouve pas, on en invente. La jalousie rétrospective est une invention de ce genre.

Quand on se "voit" comme un "loup solitaire", on cherche des moyens de le redevenir - et le meilleur moyen connu consiste à pourrir la vie de son conjoint jusqu'à ce qu'il parte.

Si vous souffrez de jalousie rétrospective, je vous conseille de lire le roman HORACE, de George Sand. C'est je pense la meilleure étude qui existe sur la jalousie rétrospective. C'est aussi un excellent remède.

Vous le trouverez ici.

Si vous souffrez de jalousie rétrospective, je vous conseille aussi et surtout de vous poser les questions suivantes (le mieux est de les enregistrer et de les écouter en boucle, ainsi que de les recopier sur des feuilles qu'on relit le plus souvent possible), elles vous aideront à voir les choses sous un autre angle :

Pourquoi est-ce que j'ai toute confiance en Albertine [remplacez par le nom de votre conjoint] ?
Pourquoi Albertine a-t-elle toute confiance en moi ? 
Pourquoi est-ce que je suis un bon mari ?
Pourquoi est-ce qu'Albertine est une bonne épouse ? 
Pourquoi est-ce que je suis si heureux avec Albertine ? 
Pourquoi Albertine est-elle si heureuse avec moi ? 
Pourquoi sommes nous si heureux ensemble ?
Pourquoi partageons-nous tant de bons moments ?

Faites-moi confiance : ces questions peuvent changer radicalement votre vie de couple. Elles vous paraitront très artificielle au début, elles vous donneront mal à la tête et peut-être même envie de vomir, mais insistez. Persévérez. Ecoutez-les encore et encore. Quand elles rentreront dans votre mental et qu'elles y modifieront votre dialogue intérieur, elles modifieront par la même occasion toute votre vie... pour le mieux.

Et si vous pensez que vous êtes nul, que vous ne valez rien, utilisez aussi cette question :

Pourquoi est-ce que je vaux beaucoup plus que trois million d'euros ?

Elle paraît absurde, bizarre, ridicule et grotesque, je sais... mais elle est efficace. (Vous pouvez changer le chiffre, mais ne le descendez pas.)

27 janvier 2011

Pouvez-vous être heureux ?

Oui oui oui oui et OUI.

Mais comme vous n'en êtes probablement pas convaincu, je voudrais vous faire prendre conscience que vous ne pourrez pas être heureux tant que vous ne croirez pas que vous ne l'êtes pas déjà (virtuellement, potentiellement, fondamentalement, essentiellement...)

Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Que vous devez être avant d'avoir.

Vous devez être le bonheur avant d'avoir le bonheur.
Autrement dit, vous devez intégrer le bonheur à votre identité avant de vivre le bonheur dans la réalité.

Et comme je suis sûre que ce n'est pas clair, développons un peu...

Ce que vous êtes, c'est votre identité.
Votre image de vous-mêmes.
Pas celle que vous cherchez à afficher - celle avec laquelle vous vivez 24h sur 24h.
Tout ce que, très profondément, vous croyez très profondément de vous-mêmes.

Vous ne rejoindrez le bonheur (celui qui est là, à l'extérieur) que lorsque vous aurez rejoint le bonheur (à l'intérieur).

Quand vous aurez ajouté à votre portrait - à votre image-de-soi - cette touche de couleur qu'on appelle "bonheur", alors là, oui, vous trouverez le bonheur.

Peut-être pas tout de suite, mais vous le trouverez.

La première étape consiste donc à vous redéfinir - et à redéfinir le bonheur - de manière à ce que l'élément B trouve une place, sa place, dans l'ensemble A.

L'élément B c'est le bonheur ; l'élément A c'est votre image de vous-même.

Le but du jeu est de mettre le B dans le A.

Quand vous l'y aurez mis, vous découvrirez tout autour de vous mille occasions petites ou grandes d'être heureux... et petit à petit, vous en trouverez davantage.

Mais d'abord - je dis bien d'abord - vous devez mettre l'élément B dans l'ensemble A.

Aujourd'hui, vous vous définissez peut-être comme "dépressif"... et c'est la pire définition de soi qu'on puisse imaginer.
Le bonheur d'un dépressif est comme la tendresse d'un requin : quelque chose qu'on cherche sans trouver.

Vous devez vous redéfinir.
Vous devez regarder dans la glace et voir quelqu'un qui a de la chance... quelqu'un qui est déjà heureux.
Même si vous ne l'êtes pas encore.
Ou plutôt, même si vous ne vous en apercevez pas encore.

Après tout, vous l'avez été, n'est-ce pas ?

Vous avez déjà été heureux.

Dites-vous que vous étiez vraiment vous-mêmes à cette époque...

C'est quand vous êtes déprimé que vous n'êtes pas vous-même.

Le bonheur est profond ; la dépression, superficielle.

Les couches extérieures de votre Moi sont peut-être déprimées, mais là-dessous, vous êtes heureux, puisque vous l'avez déjà été et que vous le serez encore.

Comme vous voyez, j'essaie de vous faire mettre l'élément B dans l'ensemble A.

Vous trouvez ça forcé, artificiel ?

Oui, ça l'est - du moins, ça l'est jusqu'à ce qu'on arrive à faire entrer l'élément B dans l'ensemble A. Ensuite, ce qui est artificiel, c'est de séparer les deux.

Si vous voulez être heureux, vous devez apprendre à vous voir sous un autre jour.
A voir aussi le bonheur sous un autre jour.
Ce n'est pas quelque chose de lointain et inaccessible ; ce n'est pas un objectif ultime.
C'est plutôt quelque chose de proche et de familier ; c'est plutôt un moyen d'atteindre ses objectifs.

Vous ne devez pas réaliser vos rêves pour être heureux ; vous devez être heureux pour réaliser vos rêves.

Le bonheur est une route, pas une destination.

Vous croyez que l'autre route (celle qui est pleine d'épines et de ronces) est la vôtre, mais pas du tout.

Celle qui vous correspond le mieux, c'est celle du bonheur.

La preuve ?

Quand vous la prenez, vous vous sentez bien.












25 janvier 2011

Les questions qui tuent !

Qui tuent quoi ?
Qui tuent nos chances de bonheur.

Votre attitude détermine votre altitude, et votre attitude est déterminée par quoi ?
Par les questions que vous vous posez.

Il y a des questions hautes de 1000 km... des questions rase-motte... et des questions qui forent à la verticale.

Qui forent le trou connu sous le nom de "dépression".

Voici quelques exemples de ces questions descendantes :

« Pourquoi la vie fait-elle si mal ? »
« Pourquoi suis-je dépressif ? »
« Pourquoi j'ai l'impression d'avoir perdu la tête ? »
« Pourquoi je suis si fatiguée tout le temps, physiquement épuisée... sans parvenir à dormir? »
« Pourquoi je manque de courage ? »
« Pourquoi certains jours je me demande ce que je fais là, que j'ai l'impression de ne rien comprendre à la vie ? »
« Pourquoi je me sens completement perdue dans mon existence ? »
« Pourquoi tout est si fade ? »
« Pourquoi je rêve d'aller mieux,alors que je ne fais rien ? »
« Pourquoi y a-t-il des jours où j'arrive pas à me booster, et que je n'ai vraiment aucun élan vital ? »
« Pourquoi la vie était-elle si compliquée pour moi ? »
« Pourquoi mon cerveau est déréglé ? Pourquoi il ne fonctionne pas comme celui des autres, qui vivent leur vie et ont l'air heureux ainsi ? »
« Pourquoi des fois je me regarde dans le miroir et je sens un vide interieur ? »
« Pourquoi est-ce que je n'ai jamais de chance ? »
« Pourquoi personne ne m'aime ? »

Toutes ces questions sont du poison.
Plus on les rumine et remâche, plus on devient pâle, blafard, verdâtre, faible, tremblant... jusqu'à agoniser sur pied sans maladie connue (la dépression n'est pas une maladie).

Vous dites que vous voulez trouver la réponse à ces questions, ou à une autre du même genre qui vous tracasse, vous obnubile ?

Vous pouvez.

Mais pas en vous la posant.

Nous allons rendre ça plus clair avec un petit schéma (c'est à vous d'imaginer le schéma).

Au milieu, la réalité problématique. Elle se présente comme un fait. Par exemple "Je suis déprimé". Ou : "je n'ai pas de chance".

En haut, au-dessus, la solution, c'est-à-dire l'avenir où ce problème ne sera plus : "Je suis heureux", "j'ai de la chance".

En bas, en-dessous, un problème pire que la réalité problématique : "Je suis encore plus déprimé", "la malchance s'acharne sur moi avec une sauvagerie rare".

Quand vous vous posez une question-qui-tue, vous descendez vers l'étage inférieur. L'étage où se trouve une réalité pire que la vôtre, un problème pire que celui que vous avez actuellement.

En cherchant à expliquer votre problème, vous y plongez plus profondément, vous le transformez en un problème infiniment plus grave

Bien sûr, ce n'est pas le moyen de le comprendre...

Pour comprendre votre problème, vous devez le voir de haut, comme on voit un paysage par le hublot d'un avion : vue panoramique.

Vous ne comprendrez bien votre problème que lorsque vous en serez sorti, de même qu'une souris enfermée dans une boite noire ne peut savoir où elle est qu'à condition de sortir de cette boite.

Donc la première étape c'est de sortir de votre problème par le haut. Quand vous serez heureux (un minimum) et que vous aurez de la chance (au moins un peu) alors vous serez pourquoi vous étiez déprimé avant.

Mais si vous vous obstinez à vous poser maintenant la question "pourquoi suis-je déprimé ?", non seulement vous ne trouverez pas la réponse, mais vous vous retrouverez bientôt avec une question pire telle que : "pourquoi suis-je dépressif ?" "pourquoi suis-je suicidaire ?", etc.

Les questions sont des outils puissants. Malheureusement, on ne nous apprend pas à l'école la bonne manière de s'en servir. C'est pour ça que tant de gens les utilisent contre eux-mêmes. Un peu comme quelqu'un qui essaierait de couper du pain en tenant le couteau par la lame : il ne couperait que ses doigts.

De même, beaucoup de gens (par ignorance) se font du mal avec leurs questions mal dirigées.

Moi aussi j'étais comme ça : je me demandais : "mais pourquoi je souffre ?????"

 Et plus je me le demandais, plus je souffrais...

J'aurais mieux fait de me répondre : "je souffre parce que je souffre, et maintenant passons à autre chose."
Mais à l'époque, j'ignorais tout des effets des questions - quoique j'étais en lettres modernes et que j'y étudiais la linguistique et la stylistique... mais à la fac, on n'apprend rien d'utile (enfin, moi, je n'y ai rien appris d'utile).

En ce moment, je lis un livre très interessant sur la cybernétique : "Success-cybernetics", de U.S. Anderson.

(Vous pouvez le commander ici.)

Il y a un passage tout à fait passionnant sur les questions-qui-tuent.

Enfin, Anderson ne dit pas "les questions-qui-tuent". Il dit "ressasser un problème".
Mais si vous y réfléchissez deux minutes, vous verrez que c'est exactement la même chose : se poser encore et encore une question qui tue, c'est ressasser un problème ; ressasser un problème, c'est se poser encore et encore une question qui tue (Par exemple : Pourquoi personne ne m'aime ? Mais pourquoi personne ne m'aime ? Mais pourquoi il n'y a vraiment personne qui m'aime ?...)

Je vous le traduis librement :

Il y a quelque chose à propos du fait de ressasser un problème encore et encore qui le fossilise. Qui le coule dans du ciment. 
 Très bientôt, le ciment durcit, et vous devez alors suivre le sillon.
Vous ne pouvez plus sortir de l'ornière et vous tournez en rond.
Vous vous croisez, et vous ne vous dites même plus bonjour.
ça s'appelle "se faire du souci". 
ça n'a jamais résolu aucun problème, à part l'hypersomnie.


Il y avait un type qui était parti pour tuer la Méduse. La Méduse avait des serpents sur la tête, et si vous la regardiez suffisamment longtemps elle vous changez en statue de pierre. Mais il trouva la solution. Il se débarrassa du problème en regardant de l'autre côté. Il apporta un miroir et la regarda dans le miroir. Quand il s'approcha suffisamment, il lui coupa la tête. Au lieu de regarder le problème, il a regardé la solution.

Si nous nous concentrons sur un problème, le problème devient de plus en plus réel.
Il durcit comme du ciment et se met à ressembler à la Méduse... Il nous transforme en statue de pierre, et nous ne pouvons plus agir. 

Si nous nous concentrons sur la solution, nous trouvons ce que nous cherchons, et décapitons la tête du problème que nous voyons dans le miroir - le miroir d'une vision du monde axée sur les solutions.

Penser aux problèmes, c'est penser négativement. 
penser aux solutions, c'est penser positivement.

Un problème ne devrait être regardé que le temps nécessaire pour se fixer un but.
Quand nous avons un but, nous pouvons nous concentrer pour l'atteindre.
Et nous trouvons ce sur quoi nous nous concentrons.

Les gens se retrouvent toujours confrontés à des problèmes insurmontables parce qu'ils ne cessent pas de les regarder fixement. Ils ne veulent pas détourner les yeux pour regarder dans le miroir des solutions.

Un type prisonnier de ce piège constitue un spectacle mémorable. 

Il a bâti un mur de briques sur son chemin, et il se sert de ses ongles pour le traverser.